JOURNÉES CAMINAR 2014 – Olga Alcega – AFFNA

Introduction de Maïté Extramiana (M.E.R. PAU) :

C’est un grand honneur pour moi de présenter Olga Alcega qui est présidente de l’association des familles des fusillés et disparus de Navarre en 1936 et qui fait un travail extrêmement riche et remarquable, vous le verrez dans sa présentation. Elle en est la présidente car elle est aussi « petite-fille », son grand-père a été fusillé pendant la guerre ; elle est donc « nieta » et c’est très touchant pour les gens de ma génération de rencontrer ces « nietos » qui jouent aujourd’hui un rôle extrêmement important. Cette association s’est développée de façon remarquable et, pour la petite association dans laquelle je suis « MER » à Pau, quand on voit le travail qui est réalisé en Espagne dans un contexte particulièrement difficile, on peut dire bravo, bravo à cette association. Olga va nous présenter tout cela ; elle a eu la joie de récupérer des traces de son grand-père grâce au travail de l’association.

Résumé en français de l’intervention de Olga ALCEGA

Olga se dit honorée d’avoir été invitée avec son association à ces journées de ¡Caminar ! à Toulouse où un grand nombre de républicains espagnols trouvèrent refuge et durent y faire leur vie. En Espagne, même si les choses ont évolué avec la « démocratie », on continue à rechercher des corps. Olga se propose de raconter ce que font les membres de son association, dans quel état d’esprit ils le font, les sentiments qui les animent quand 78 ans après les faits, beaucoup se demandent encore « Où est mon grand-père ? ». Un des buts de AFFNA36 est de faire comprendre à la société qu’ils ne sont pas des excités qui se réunissent tous les lundis pour rouvrir des blessures et qui ne veulent pas tourner la page : on ne peut pas refermer des plaies quand le deuil n’a pas été fait et le deuil ne peut se faire que quand on a retrouvé son père, même si c’est un squelette, et qu’on l’a enterré à l’endroit choisi avec une plaque à son nom. La priorité est donc la récupération des restes.

Le deuxième travail est d’effacer du paysage toute trace de la symbolique franquiste. Olga projette une série de diapositives : il s’agit du général Mola qui prépare et organise le coup d’état à Pamplona, de Queipo de Llano en Andalousie. Elle lit leurs sinistres communiqués de guerre et rappelle que les assassinats commencent dès le 18 juillet 36 en Navarre où il n’y eut jamais de front de guerre. Une autre diapo montre le Fort San Cristobal, qui servit de prison à beaucoup de Navarrais. Le bilan en Navarre fait état de 3452 personnes assassinées mais jusqu’ici aucun coupable n’a été traduit en justice et jugé pour ces assassinats, insiste Olga. Elle raconte comment les veuves ont dû continuer à vivre après cela : silence, abnégation, travail, solitude. Les orphelins n’ont pour la plupart connu la vérité des faits que dans ces dernières années et pour eux, récupérer les restes de leurs proches signifie que le traumatisme est enfin résolu.

Quand la démocratie est arrivée, José Maria Jimeno Jurio fut la première personne qui parcourut la province de village en village pour consulter les registres, encourager les gens à se mettre sans crainte à la recherche de leurs parents. La plupart du temps, les victimes n’étaient pas enterrées dans leurs villages d’origine mais dans les villages d’à côté. Le 1er novembre, les familles se rendaient sur les lieux présumés des fosses en hommage. Olga se souvient que son père éparpillait sur le champ les fleurs du magnifique bouquet qu’il avait apporté et disait « L’une d’entre elles doit bien reposer sur toi, papa ! » avant de partir en pleurant. Un tournant a lieu en 1978 quand ces fils et filles commencent à fouiller les fosses, à sortir les restes et à les emporter dans leurs villages respectifs. Parfois, cela se faisait grâce aux curés qui dans leurs églises exhortaient leurs fidèles (souvent assassins) à révéler les emplacements. Des panthéons sont alors construits, des hommages religieux sont célébrés, des bannières républicaines commencent à sortir dans la rue, déjà en 1979 ! Les gens s’arrêtaient devant la porte des maisons des assassins partis du village ce jour-là et criaient « Assassins !»

Mais le coup d’état du 23 février 1981 porte un coup d’arrêt à cet élan et la peur revient; certains s’enfuient ce jour-là se cacher dans les Bardenas, d’autres se procurent des armes. De nouveau, le silence s’abat sur les familles, jusqu’à ce que petit à petit, la peur disparaît et les fils et filles, les petits-enfants commencent à s’organiser en associations dans tout le pays. En 2003, une déclaration institutionnelle très importante est approuvée en Navarre : elle décrit très bien ce qui s’est passé et les appuis que doivent recevoir les familles. Le parti de droite UPN s’abstient de la voter car cette déclaration met en cause l’Eglise en décrivant le rôle capital qu’elle a joué dans la réussite du coup d’état en Navarre.

A partir de là, les fosses vont être ouvertes avec l’aide d’une équipe technique de la Société des Sciences Aranzadi et son représentant Paco Etxeberria. Olga raconte alors de façon très émouvante et par le menu, sa lutte éprouvante pour retrouver, identifier et récupérer les restes de son grand-père. Avec cette étonnante anecdote : au fond de sa mémoire, une phrase est restée présente, une phrase prononcée par une femme de son village du haut de son balcon alors qu’elle voit passer la fillette : « Olguita, tu ressembles beaucoup à ton grand-père, il était si beau ce jour-là avec son pantalon bleu-marine et sa chemise blanche les manches retroussées jusqu’aux coudes, et puis la garde civile est arrivée, l’a emmené, et deux heures après, il était mort ».

Olga et l’équipe Aranzadi vont retrouver un squelette dont les boutons de chemise apparaissent au niveau des coudes et elle en est sûre, c’est lui ! C’est une victoire pour elle comme ça l’est pour tous ceux qui ont un jour confirmation par l’analyse ADN que c’est bien leur père ou grand-père qui a été identifié. Tous ces fils, filles, petits-enfants nettoient ces restes avec une douceur extrême en disant : « je te donne la caresse qu’on n’a pas pu te donner jadis » et ils se mettent alors à raconter leurs parents et grands-parents et trouvent pour la première fois une reconnaissance et une écoute attentive et bienveillante. Olga insiste sur l’importance de donner à voir à tous et aux jeunes en particulier la réalité des choses, par exemple montrer l’orifice de la balle qui les a assassinés : « Non, regardez, ils ne sont pas morts de la grippe ! ». Et puis s’impose la nécessité de leur donner une sépulture, de procéder à leur enterrement accompagnés de leurs familles en larmes mais fières de pouvoir apposer une plaque avec leurs noms et leurs prénoms et surtout la raison de leur mort : ils ont été assassinés.

D’autres diapos et d’autres exemples d’actions suivent :

  • Une photo montre le Parc de la Mémoire de Sartaguda construit avec des aides de l’Etat espagnol, du gouvernement de Navarre, de beaucoup de municipalités de la province ainsi que des dons de particuliers. Le jour de l’inauguration, des trombes d’eau sont tombées sans décourager les milliers de participants à l’hommage.
  • Une autre photo prise un 14 avril illustre l’hommage annuel rendu sur les lieux des exécutions à Pamplona aux alentours du château.
  • La loi de Mémoire Historique prévoit que le parent d’une victime puisse solliciter un document de réparation. L’association a obtenu de pouvoir solliciter ces documents de manière collective et de les faire remettre officiellement lors d’une cérémonie au Parlement de Navarre soit par un ministre, soit par le défenseur du peuple.

La photo met en scène la remise solennelle de ce document, un « aurresku » (danse typique basque), un drapeau républicain et le ministre navarrais… Olga termine son intervention, elle remercie tout le monde et invite l’assemblée les 12-13-14 septembre 2014 à Pamplona pour les Rencontres Transfrontalières dans cette province de Navarre où il y eut tant de mauvaises personnes dit-elle, mais où il y a aussi aujourd’hui beaucoup de belles personnes. Elle est longuement applaudie et le président de ¡Caminar ! Emmanuel Dorronsoro invite alors tous les participants à observer « une minute de silence pour tous les fusillés, les assassinés, tous les squelettes qui restent encore dans les entrailles de la terre d’Espagne ».

Texte en espagnol de Olga ALCEGA :

En primer lugar buenos días, dar las gracias porque para nosotros es un honor estar con todos vosotros, venir a este lugar que es cuna de aquellos republicanos que tuvieron que exiliarse para poder salvar la vida, que también otros lo intentaron y se quedaron por el camino y por una misma causa ayer analizábamos, que es la guerra civil, el levantamiento militar contra el gobierno legítimo de la segunda república; las vivencias han sido muy diferentes: yo sé que lo pasasteis muy mal, vuestras familias cruzaron los Pirineos, no tuvo que ser fácil, los primeros años tuvo que ser muy doloroso y hasta el día de hoy porque aquella tierra, la vuestra, siempre estará ahí ¿no? pero habéis tenido que hacer vuestra vida aquí.

Para nosotros, también han cambiado las cosas, han mejorado, estamos en una “democracia” entre comillas, que va avanzando, que esperamos que un día sea mucho más madura que lo es al día de hoy, pero seguimos buscando cuerpos. Ellos (Joseba, Víctor) os han hablado de la parte técnica, de las leyes; yo os voy a hablar del sentimiento, qué sentimos los familiares, los nietos que es mi caso, cuando después de 78 años te sigues preguntando “¿Dónde está mi abuelo?” Y es lo que en la asociación hacemos todos los lunes, reunirnos; hay los nietos, hijos, que para nosotros es muy importante que ese hijo venga allí todos los lunes porque nos aporta mucho, porque nos ayuda a entenderles, porque nos ayuda a ayudarles: tenemos que entenderles para poderles ayudar y sobre todo nos ayuda a poder explicar a la sociedad, que nos entienda, que no somos “bichos raros de aquellos que levantan ampollas”, “que no cerramos heridas”; no se pueden cerrar heridas mientras no se cierra el duelo y un duelo se cierra cuando tú encuentras a tu padre aunque sea un esqueleto y dices lo entierro donde me da la gana y le pongo su nombre y su apellido porque lo tenía. Esto es, desde la asociación de familiares además de toda la simbología franquista que evidentemente queremos quitar, todo aquello, lo prioritario para nosotros porque se nos acaba el tiempo, es recuperar los restos.

(Se proyectan fotos en pantalla a lo largo de la ponencia)

No vamos a revivir la historia que ya todos más o menos la conocemos pero sabéis que se gesta en Navarra; ahí tenemos al general Mola, el director, el que organiza y prepara el golpe de estado y entre paréntesis lo prepara bien porque lo logra, y esto se gesta en Pamplona.

Comienza ese día y el primero que murió es José Rodríguez-Medel, guardia civil, que dice que permanece legal a la Segunda República y entonces le cuesta la muerte el mismo día. Pero no solo eso, muere el comandante de la guardia civil pero dice “Ayer a las ocho y cuarto a consecuencia de un accidente desgraciado ocurrido en el cuartel“, pues viene a decir que vaya, que se murió por la gripe, que no paso nada. Éste es el primer muerto en Pamplona.

A partir de ahí, el diario de Navarra, un periódico muy afín y organizador de este golpe de estado también, ya sale al día siguiente, lo que declara para el Estado español, el manifiesto de guerra y dice así: “Se tendrá en cuenta que la acción ha de ser en extremo violenta para reducir lo antes posible al enemigo. Serán encarcelados todos los directivos de los partidos políticos, sociedades o sindicatos no afectos al movimiento aplicándoles castigos ejemplares a dichos individuos para estrangular los movimientos de rebeldía o de huelgas. Hay que eliminar sin escrúpulos ni vacilación a los que no piensan como nosotros. Cualquiera que sea abierta o secretamente defensor del frente popular debe ser fusilado. Hay que sembrar el terror, dejar sensación de dominio eliminando sin escrúpulos ni vacilación a todos los que no piensen como nosotros. En este trance de la guerra, yo ya he decidido a la guerra sin cuartel: a los militares que no se hayan sumado a nuestro movimiento, echarlos y quitarles la paga; a los que han hecho armas contra nosotros, contra el ejército, fusilarlos. Yo veo a mi padre en las filas contrarias y lo fusilo.”

Queipo de Llano: “Estamos decididos a aplicar la ley con firmeza inexorable: ¡Morón, Utrera, Puente Genil, Castro del Río, id preparando sepulturas! Yo os autorizo a matar como a un perro a cualquiera que se atreva a ejercer coacción ante vosotros; que si lo hicieseis así, quedaríais exentos de toda responsabilidad. ¿Qué haré? Pues imponer un durísimo castigo para callar a esos idiotas congéneres de Azaña. Por ello faculto a todos los ciudadanos a que, cuando se a tropiecen con uno de esos sujetos, lo callen de un tiro. O me lo traigan a mí, que yo se lo pegaré.

Nuestros valientes legionarios y regulares han enseñado a los rojos lo que es ser un hombre. De paso, también a las mujeres de los rojos que ahora por fin han conocido hombres de verdad y no castrados milicianos. Dar patadas y berrear no las salvará.

Ya conocerán mi sistema: por cada uno de orden que caiga, yo mataré a diez extremistas por lo menos, y a los dirigentes que huyan, no creerán que se librarán con ello: les sacaré de debajo de la tierra si hace falta, y si están muertos los volveré a matar. Hay que borrar del diccionario las palabras perdón y amnistía.”

Durísimo… pero lo hicieron y todo esto no se quedó en un papel sino que fue una realidad; porque se puede decir unas barbaridades y que no se lleven a cabo pero es que se llevaron a cabo, esto y mucho más. En Pamplona, comienzan los asesinatos, asesinatos de gente civil, digo asesinatos porque en Navarra no hubo frente de guerra en ningún momento. Era gente que estaba en sus casas y venía el franquista del pueblo, la guardia civil o el requeté, los levantaba de la cama, porque normalmente eran en las madrugadas y se tenían que marchar. Algunos pasaban unas horas por las cárceles, otros directamente al paredón y así fueron desapareciendo.

Ahí tenemos la imagen del fuerte que se construyó con unos fines de defensa militares pero que su utilización no ha sido otra que una cárcel, que además de que de allí sacaron a muchísima gente para asesinar, los que sobrevivieron morían por las condiciones en las que vivían en esta cárcel. Por lo tanto, todavía más cruel si cabe, la muerte, porque estaban muy enfermos ya que dormían sobre agua.

En Navarra se mataron a 3452 personas, y digo esto, se asesinaron, porque no hubo frente de guerra en ningún momento, son asesinatos puros y duros y al día de hoy la justicia como bien sabéis, no ha hecho nada por declarar unos culpables y seguimos allí.

Las viudas y huérfanas tuvieron que vivir en silencio y sobre todo en las poblaciones; en Navarra, excepto la gran ciudad como es Pamplona que tiene unos dos cientos mil habitantes, lo demás son poblaciones muy pequeñas. ¿De qué forma lo hicieron las viudas? Intentando que los hijos supiesen convivir, ocultándoles mucha de la verdad, porque ya la traba que tenían, tenían que vivir sin la ayuda del marido, sin la figura paterna, sin comida, la viuda tenía que buscarse la vida, incluso trabajando en la casa del presunto asesino de su marido, pero tenía que sacar a sus hijos adelante; de esa manera para hacerlo más fácil, las viudas callaron y callaron y callaron y los hijos han conocido mucho de la verdad en los últimos tiempos, los que han tenido vida, otros se marcharon sin saber una gran parte.

Y ésta es la sociedad navarra. Por ejemplo pondremos el caso de Maravillas Lamberto; su hermana, el día de hoy, nos acompaña todos los lunes, somos su familia, yo así le considero: no tiene a nadie pero nos tiene a nosotros: le mataron a su hermana porque a primera hora, fueron a buscar a su padre en la madrugada y la niña dijo “¿porqué os lleváis a mi padre?”, se puso pesada, “no os lo llevéis”, y qué hicieron ellos, pues llevarse a la niña también. Se la llevaron al ayuntamiento, parece ser que fue violada, no por uno sino por varios, y en la madrugada, los llevaron a asesinar. Asesinaron primero a la hija luego al padre, la hija la dejaron al descubierto; pasados unos días, el olor, el fuerte olor, un agricultor se acercó y estaba ahí la niña. Ya no se podía a penas coger, decidió quemarla. Al día de hoy, ni sus restos porque se quemaron, ni los de su padre, se han encontrado y Josefina sigue luchando por encontrarlos.

Es muy importante recuperar los restos, es cerrar un trauma.

Los asesinos falangistas y requetés ocuparon todo como podéis comprobar, ésta es la Plaza del Castillo, dentro de Pamplona, el parque; aquí veis al jefe de estado Francisco Franco en Pamplona, paseando. Fue muy dura la dictadura, muy dura por lo que os he dicho, por lo que les tocó vivir en silencio.

Llegó aquello que comenzaba con la democracia y ésta fue la persona pionera que empezó a mover y a recoger testimonios: José María Jimeno Jurío. Él empezó a ir pueblo a pueblo, a buscar en registros, a buscar personas que le ayudasen a entender qué pasó, a saber quiénes habían muerto en estas circunstancias y comenzó a hacer unos listados, a organizar en los pueblos a que tuviesen ese sentimiento que “no pasaba nada”, que empezasen a buscar a sus padres. Y viniendo de una figura de una persona muy indebida pues se producían ya grupos de hijos que se iban juntando, que además estaban en una edad muy buena y comienzan a buscar a sus padres: porque además esto se produce que normalmente, no los dejaban en su lugar de origen, siempre los ejecutaban en el pueblo más cercano o en el siguiente pero casi nunca en el lugar donde habitaban. Siempre los sacaron fuera porque era una forma de crear un mayor dolor. Si ya te lo matamos pues además no vas a saber donde está; todavía más dureza, o sea eran crueles hasta decir basta.

Algunos sitios conocían y se trasladaban el uno de noviembre -en España siempre se ha ido a hacerles esa visita a los difuntos- a las cunetas, a las bardenas, que conoceréis un lugar que está sembrado de cuerpos; quién sabia donde estaba, allí se acercaba con sus flores; yo siempre recuerdo a mi padre, que iba con él desde niña a la fosa común donde estaba mi abuelo y llevaba un ramo de flores precioso. No entendía de pequeña cuando se ponía en medio de aquella campa que era la fosa común , se ponía en medio y de pronto, un ramo precioso, lo empezaba a romper y empezaba a tirar por aquí por allá, por aquí por allá y terminaba diciendo “Alguna estará sobre ti, padre” y se iba llorando. ¿Mayor crueldad que esa: no dejarnos saber donde están nuestros muertos ?

Y en el 78, estos hijos se deciden y dicen “¡A buscarlos!” y empiezan a sacarlos. Yo recuerdo que el cura de mi pueblo que era una excepción, en misa, que además normalmente los asesinos son los que iban más a misa, les decía “Por favor, decirnos dónde están. En secreto de confesión, bajo anónimo, como vosotros queráis, pero decírnoslo” y algunos lo dijeron. Y así se sacaron a todos los del pueblo de las bardenas, de poblaciones cercanas y esto, pueblo a pueblo en casi todos los pueblos de la rivera de Navarra, de todos aquellos que se pudo localizar.

No se hacía con técnicos como lo hacemos hoy pero había un interés y una fuerza de esos hijos. Normalmente no estaban mezclados porque eran de poblaciones y entonces, si había diez de un pueblo, los diez de ese pueblo te los llevabas al pueblo de origen; no sabias quien era tu abuelo pero sabias que entre los diez estaba. Les esperaba en cada pueblo un panteón. Aquí veis cómo estaban las cajas; normalmente cada caja, era de un lugar de procedencia; poníamos en cada caja: Fustiñana, Tudela, entonces, cuando llevaban ese ataúd, lo llevaban los familiares que sabían que su padre habían muerto en Tudela; sabían que uno de ellos era su padre.

Se producen los homenajes, salió la gente a la calle, unas banderas republicanas, que fijaos esto en el 79 o sea era… Otra gente se metía en casa con las persianas abajo; también cuando pasábamos por las puertas de muchos asesinos que se iban ese día del pueblo, nos parábamos todos y se gritaba “¡Asesinos!”. Fue una fuerza impresionante y además no estaba organizada como hoy por las asociaciones sino que era la voluntad de unos hijos que se enteraban que esto estaba pasando en un pueblo, pues en el de al lado seguía y así se fue haciendo en muchos pueblos de Navarra.

Estos eran los homenajes que se hacía, pues hablaban hijos, él es hijo: Higinio, que no localizó a su padre y se murió con ese dolor pero logramos que supiese donde había estado. A este señor le dicen “Está en la tapia del cementerio de Tafalla” y fuimos a buscarle, fuimos con un equipo técnico porque fuimos hace cosa de cinco años, y después investigando y investigando, en el libro que por fin nos quieren dar del registro del cementerio, que antes no nos lo habían querido enseñar, sabemos que había estado dentro del cementerio enterrado hasta el 80; y al hijo nadie se lo había dicho, porque él hubiese ido allí a saber y se hubiese ido al otro mundo sabiendo “yo he podido acompañar a mi padre un día”.

Así se van produciendo los homenajes, en aquella época se hacían religiosos todavía porque todavía hoy en día la religión tiene fuerza pero no aquella, en los años que la cultura estaba muy relacionada con la iglesia aun; entonces un entierro digno tenía que pasar por la iglesia pero sí que hubo muchos curas que apoyaron.

Llega el golpe de estado, y aquella fuerza que salió de tantas casas que habían estado con la puerta cerrada y que no se hablaba nunca de ese tema de no ser que hubiese mucho ruido en la casa y diciéndote “de esto no se habla en la calle”, se volvió a cerrar la puerta, volvió el miedo; yo lo viví en mi casa como mucha gente: “Si no hubieseis hablado tanto”,” Mañana vendrán a buscaros a vosotros” mi madre nos decía a mi padre y a mí. Esa noche no dormimos, en mi casa nadie pero en las casas de mis vecinos tampoco; pero es que en mi pueblo muchos se fueron al cuartel de la guardia civil a por armas y otros muchos se fueron a dormir a las bardenas por si acaso iban a buscarles, que no les encontraran. Y esto ocurrió en muchísimos pueblos de Navarra.

Ahí se produce un silencio, también nos pilla a muchos nietos, yo lo digo bajo mi experiencia, que tienes una familia, que tienes que sacar a unos hijos que aun son pequeños adelante y todo coincide a partir de esta época. Luego esos hijos y esos nietos ya se han hecho mayores, se les ha ido el miedo y los hijos volvemos a coger fuerza, y comienza a organizarse por asociaciones en todo el Estado y en Navarra también.

En el 2003, se produce un hecho histórico en el Estado también porque fue pionero: hay una declaración institucional que no vamos a leer todo el texto pero os lo podemos pasar, que describe muy bien todo lo que sucedió, los apoyos que han de recibir los familiares, y esto se vota en una institución que es el primer sitio donde se vota en todo el Estado. El partido UPN que es la parte derecha de Navarra se abstiene dice, porque implicamos a la iglesia; porque la iglesia tuvo un papel muy importante en Navarra, un papel de estar de acuerdo con lo que estaban haciendo los asesinos y también directamente asesinando, porque lo sabemos. Hay muchos curas que llevaban en su sotana un arma; y eso, le pese a quien le pese, lo debemos de decir alto y claro, como también otros sacerdotes ayudaron, pero también hubo quien fue asesino y eso no hay que ocultarlo. Es por lo que UPN no quiso apoyar este manifiesto pero salió igualmente con el apoyo del resto de los grupos de izquierda. Es un texto bastante largo como podéis comprobar, pero fue otro paso, de estos trabajos que vamos haciendo desde entonces como ha dicho Joseba, un trabajo de hormiguitas ¿no?

Ésta es la primera fosa que se abre en Navarra de forma técnica, con un equipo técnico. Habéis oído hablar de Paco Etxeberría de la Sociedad de Ciencias Aranzadi, pues es la primera fosa que se abrió en Navarra con este equipo y éste es un grupo de personas. Paco suele hacer, cuando se sacan los restos, la posición en los que los tiraron para que veamos no solamente sus huesos sino que nos transformemos, vayamos hacia tras y veamos la situación, lo duro que tuvo que ser y cómo quedaron.

Aquí llegamos a la primera piedra, la primera piedra de nuestro Parque de la Memoria, que es un parque que se construyó con muchas ayudas del Estado español , del gobierno de Navarra, de muchísimos ayuntamientos navarros, de donativos individuales de muchos ciudadanos y que es un gran parque, hay grandes esculturas, y sobre todo hay un gran muro en el cual están todos los nombres de todos los asesinados .Para nosotros el ir al parque supone el recordarles, el que sean recordados, y que quede para la sociedad para un futuro un lugar de buscar la historia, de que la gente joven entienda y recuerde aquellas víctimas y que queden ahí para siempre. Es la primera piedra.

Esto es el día del homenaje, nos llovió mares, muchos decían “Esto son las lagrimas de los de arriba”. Yo decía “Esto, han ido muchos a poner velas, como creen, para que llueva mucho”.

De todo pasó; pero la verdad es que, no nos acompañó el día pero ya veis la cantidad de miles de personas que allí estábamos; fue impresionante, es un día para nunca olvidar.

Esta escultura es el abrazo, aquí no se ve muy bien, de tres personas, y esto es una fosa común en Urzante y el equipo técnico como siempre trabajando. Él es Paco Etxeberría explicando, ella es Olimpia, le mataron a su padre y a su abuelo, alcalde de Castejón; no ha recuperado ninguno de los dos.

Ésta es la fosa en la que estaba mi abuelo; esto es Magallón, provincia de Zaragoza pero muy cerquita del sur de Navarra, y mi abuelo, que vivía a caballo entre Tudela y una población al lado de Magallón, pues ahí le pillaron, y ahí estaba, uno de ellos: 79 hombres y 2 mujeres.

Él es mi abuelo, yo les voy a decir quién es mi abuelo: os presento a mi abuelo…

Para mí es un honor, ser hija de quien soy y nieta de quien soy (aplausos).

Mi padre hace quince años que se marchó. En el 78, empecé con él a buscar cunetas, a buscar por todos los sitios, con esos grupos que vieron, con el cura de mi pueblo, y en Magallón, a ser una cosa tan grande, y al haber de muchos municipios, no se podía abrir porque decíamos “No te vas a llevar, tú cinco, aquel cuatro, un reparto” se decidió que esa fosa en el 78 no se abría, se hizo un pequeño monolito y así.

Pero ya cuando mi padre murió, y ya empezamos con los equipos técnicos a trabajar, dije “Yo voy a luchar por saber si está mi abuelo realmente ahí”; me encontré con muchísimas dificultades, primera la del alcalde “¿Qué viene aquí la terrorista a montarme algo que yo estoy muy tranquilo, en este pueblo no se habla de estas cosas y a que viene aquí ésta, de Navarra además, qué ha de venir aquí a decir nada? No no no, esto está muy bien como está” y me quiere prohibir la entrada al cementerio o sea que yo, como no voy rompiendo nada, no me la pueden prohibir. Intento hacer todas las cosas como siempre legalmente y por fin consigo, después de una investigación muy larga de 4 años, entrar en ese cementerio con una pala y un equipo técnico. Duraron los trabajos 3 meses, y allí, es que es horrible pero a la vez es tan bonito: es tanta alegría la que sentimos y tanta tristeza.

Primero el momento cuando empiezas con la pala y aparece un hueso y dices “Dios mío”, todos gritamos “ya están, ya están, ya los hemos encontrado”, porque otras veces no los encontramos; o sea son unos momentos de muchísima alegría. Luego cuando ya pasan las horas y estas limpiándoles con ese cuidado que les limpiamos, pues te trasladas y dices “Te estoy dando la caricia que no te pudieron dar”. Empiezas a pensar y a vivir aquellos duros momentos que eran sus vidas, porqué están allí o sea se producen muchas sensaciones ¿no? Y además de esto, empiezan a venir los familiares y te empiezan a contar “Es que mi padre era esto, mi padre era un trabajador, mi padre era muy culto” porque todos además, como no había televisiones, todos sabían música, todos sabían cantar, empiezas a conocer vidas y vidas y vidas, que llevo en la mochila, yo y todos mis compañeros que estamos en esto. Pero que además, es tan importante escucharles porque no lo han hablado nunca, ni se han abierto a contarlo. Entonces, es una sensación de gratitud hacia ellos, el que te lo cuenten, y de darles ese abrazo porque ellos se sienten entendidos y que es la primera vez que alguien les escucha y les entiende.

Pues hay una cronología; cuando yo tenía 4 o 5 años, fui a este pueblo a pasar el verano con mi abuela materna y mi abuelo, y un día fui a buscar agua, porque no había agua corriente y me fui con una cantimplora pequeña, y me dijo una señora que se asomó al balcón: “Olguita eres igual que tu abuelo”. Yo dije “Esta mujer ¿qué dice? toda vestida de negro con un pañuelo ahí y tal”. No entendía pero algo se me quedó porque lo he sabido toda mi vida, y además incluso dudé “¿Me lo habré inventado?”

Pero luego la vida me dio la razón, al encontrar a mi abuelo, lo entendí; esta mujer me dijo: “Estaba tu abuelo tan guapo con su pantalón azul marino y su camisa blanca arremangada hasta el codo, y vino la guardia civil y se lo llevó y a las dos horas ya estaba muerto.”

Seguramente lo contaría en casa y nadie más me habló de aquel tema porque dirían a esta señora “Pero ¿qué hace usted diciéndole esto a mi nieta?” Y nunca más me habló.

Luego cuando vas escuchando Radio Pirenaica, “Tú no entres aquí, esto no se cuenta, esto no se puede decir en ningún sitio”, vas absorbiendo, absorbiendo y dices de aquello de que no te permiten hablar pues tú mayor interés muestras, ¿no?

Los días que estábamos ahí, yo decía: mi abuelo según la cronología del enterramiento, el anterior a mi abuelo muere cinco días antes, el posterior siete días después y ese día según documentación de archivo solamente le han matado a él, tiene que estar solo, no puede estar uno sobre otro, y aparece un esqueleto que está solo y por cronología tiene que ser él, le digo a Paco “Éste es mi abuelo” y Paco me dice “A ver Olga, todos son tu abuelo” y digo “No, éste es mi abuelo” “¿Porqué?” “Porque sus botones de la camisa han salido a la altura del codo. A mí me contó una señora que mi abuelo estaba muy guapo con su camisa blanca remangada hasta el codo”; “A ver Olga, tranquilízate”. Pues este esqueleto que veréis sus botones, aquí, ¿lo veis? Esto es lo que yo digo que es mi abuelo.

Todos los esqueletos cuando los sacamos y los metemos en una caja, tienen un código; él es “zanja B grupo 3 individuo 7”.

Dos años en la universidad autónoma de Madrid, casi dos años les costó identificar a los 81. Recibo una llamada y me dice “Olga, apunta” como recibía muchas veces, me daban el código, me daban el nombre y yo hablaba con las familias, ¿no? “Ya está identificado”. Y me dice “A ver, sorpresas, tranquilízate”; digo “¿Qué pasa, que hay algún problema con la identificación de mi abuelo?” “No, individuo B,3,7”… mi abuelo…

¿Qué le podría llamar a esto?, pues no lo sé, y aquello que tenía yo dudas si me lo habría inventado, si me lo habrían contado, porque mi madre decía “Esas cosas a mí nadie me las ha contado”; no sé si era para protegerme o tal pues yo me creé dudas y así por muchas cosas a lo largo de mi vida.

Pues igual me enrollado con el tema personal pero lo vivo así.

Muchas veces nos han querido decir “Bueno esto era una guerra, aquello pasó, han pasado 75 años”. Si no estamos aquí ahora y en España con lo que estamos haciendo, dentro de 25 mas, se habían muerto todos por una gripe de estas aviar que había venido.

No, si no los sacamos y los vemos y la gente joven los ve, podrán decir eso pero cuando los ven, dices no no no, mirad, esto no es una gripe, esto es un orificio de bala y fueron asesinados.

Por eso es muy importante sacar a la luz, además por los sentimientos, la cultura de darles un enterramiento, también para que la sociedad vea. Yo siempre les digo y en el Parlamento de Navarra lo he dicho en alguna comisión: “Nos vais a entender, aquellos que no nos apoyáis, cuando vengáis a una exhumación. Ese día vais a entender todo.”  

Esto es el entierro de mi abuelo, como siempre llorando, pero ahí está su única hija que ya ha muerto también, pero es la única de los cuatro hermanos que ese día pudo estar. Y hoy en día sé quien es mi abuelo, lo tengo enterrado donde yo he querido con su nombre y su apellido y eso es lo que quiero para todos los muertos de Navarra y para todos los del Estado evidentemente. Qué nosotros decidamos dónde queremos que estén y que donde queremos que estén, que ponga su nombre y que ponga sobre todo porqué murió. No sacamos nada con que ponga Antonio Alcega Lázaro; yo quiero que ponga que fue asesinado.

Además en este panteón, Lucia Socam que estuvo en el acto de homenaje, me permitió poner “Todos los nombres” que para mí describe todo ese trabajo de búsqueda y está todo el poema de la canción “Todos los nombres”.

Como veréis, ya paso de Magallón y de mi abuelo, hacemos trabajos, lo hacen los técnicos, nosotros los preparamos, nosotros los investigamos.

Esto es una sima con veinte metros de profundidad, y cuarenta hasta los extremos; aquí lanzaron a tres personas pensábamos; los familiares se ponen en contacto, quieren recuperarlos, ya organizamos todo el protocolo de exhumaciones con el gobierno Navarra y todos los permisos, se abre la sima porque es como una pera, esto es como una plaza muy grande, pero arriba, por las justas pasaban.

En el cincuenta y tantas, la cerraron para proteger, para que nadie tirase basuras y pusieron un pequeño monolito los familiares con los tres nombres. Entonces al pedirnos que les sacásemos, hay un familiar que viene, del padre de uno que fue además presidente del parlamento de Navarra de UPN, que ya ha muerto, y dice “Es que mi padre no quería sacarlo”. Digo “Bueno pero nos permitirás que saquemos a los otros dos. Como además hay mucha diferencia de edad, en el sitio Paco va a reconocer, porque había veinte años de diferencia, quiénes son los dos y quién es tu abuelo que tenía veinte años menos. Por lo tanto, le vamos a dejar.”

Sí, nos dio el permiso y aquello, muy bien. Abrimos ese agujero, un sábado creo recordar para empezar el lunes que era semana santa del año pasado; baja Paco Extcheberría y otro técnico, y se encuentran con que no hay tres, que como mínimo hay siete.

Claro estaba todo organizado para empezar a trabajar el lunes; otra vez hay que mover todo, ir al gobierno de Navarra y decir “Hay siete ¿qué hacemos?” Paco hace otro informe técnico y ahora aquello que yo había hablado con ese nieto que le había dicho “le tenemos que dejar, no te preocupes que no lo vamos a tocar”, ahora ya no es posible porque hay unas edades muy igualadas y no vamos a saber quién es. Entonces el chico me dijo “No hay problema Olga, yo luego siempre y cuando le volváis a dejar cuando lo tengáis identificado a él, le volvéis a dejar en el lugar”, que dudo mucho que luego quiera pero bueno, “los podéis sacar a todos, y no quiero obstaculizar al resto de los familiares”.

Bueno, diez, no siete, diez.

Otra cosa que también estamos haciendo: dentro de la ley de memoria histórica estatal, hay unos documentos de reparación; estos documentos los solicita individualmente un familiar, además de que hay mucha gente que no sabe que tiene ese derecho, y le llega la carta a casa por correo. Pues nuestra asociación lo que hace es tramitarlo de forma conjunta para que no lo reciban fríamente en casa por correo sino que lo reciban de forma institucional, y ya hemos hecho dos entregas en el Parlamento de Navarra. Una vez la hizo el ministro Jáuregui y este año la ha hecho el defensor del pueblo. Entonces es un acto institucional y todos los familiares cuando lo reciben, se sienten arropados, y es muy bonito.

Veis esto es una imagen entregando este documento y como podéis comprobar, en el Parlamento de Navarra, un “aurresku” (danza típica) y una bandera republicana que no es poco, y por delante, un ministro.

Los homenajes nuestros siempre es el 14 de abril en la vuelta del castillo que por cierto he olvidado comentaros, lugar en la ciudadela donde en los cosos se asesinaba en las madrugadas.

Hay muchísimos datos estadísticos pero ¡ya me he pasado de tiempo !

Muchísimas gracias y sobre todo, me gustaría invitaros a la Plaza del Castillo el 12 -13 y 14 de septiembre que vamos a celebrar unas jornadas transfronterizas de todas las asociaciones que quieran participar, del Estado más las francesas. Lo llevamos organizando con Raymond Villalba y van a ser unas jornadas con mucha fuerza también. Partirán en el Parlamento porque queremos también que las instituciones participen y el acto principal de inaugurar será en el Parlamento. Pasaremos por el Ayuntamiento, porque hay una placa en recuerdo de los concejales asesinados y todos los pamploneses; también visitaremos el parque de Sartaguda , el fuerte San Cristóbal, el interior que eso es alucinante porque vais a ver qué edificio tan espectacular, tan grande y en qué condiciones vivían los presos, sobre todo vais a ver los grafitis aquellos que escribían. Luego va a haber unas ponencias muy interesantes, por lo tanto quedáis invitados y os haremos llegar el programa en breve ya porque estamos cerrándolo y sería un lujo poder recibiros en Pamplona, en esa tierra que igual que hubo mucha mala gente hoy en día también hay muy buena gente y que nos alegrará un montón que todos estéis allí de verdad.

Muchísimas, muchísimas gracias a todos.

Olga ALCEGA

Author: caminar

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