Vérité, justice, réparation : des rencontres transfrontalières porteuses d’espoir

Les Cinquièmes Rencontres transfrontalières de Bordeaux, les 9, 10 et 11 octobre 2015 portaient l’intitulé : « Vérité, justice, réparation : un espoir pour l’Espagne ».

Au cours de ces rencontres transfrontalières, la réalité indiscutable des crimes contre l’humanité commis sous le franquisme était, une fois encore, historiquement établie. Mais la vérité historique ne suffit pas, le combat se poursuit maintenant au plan juridique. Les gouvernants espagnols doivent obtempérer aux injonctions qui leur sont faites par l’O.N.U et la Commission européenne des Droits de l’Homme.  Malgré les difficultés, l’espoir est au bout du chemin…

Les cinquièmes Rencontres transfrontalières de Bordeaux

La ville de Bordeaux accueillait les 9, 10 et 11 octobre derniers, au Musée d’Aquitaine et à l’Athénée municipal, les Cinquièmes Rencontres transfrontalières organisées par l’association locale Ay Carmela sous l’égide de Caminar. L’historique de  ces rencontres fera l’objet d’un prochain article.

L’association Ay Carmela accueillait cette année les rencontres à Bordeaux

Thème des Rencontres transfrontalières

« Vérité, justice, réparation : quel espoir pour l’Espagne ? », tel était l’intitulé de ces journées qui présentaient un plateau de douze intervenants français et espagnols de très haut niveau (juristes, historiens, chercheurs, témoins directs).

Un large soutien institutionnel et associatif

Nous devons la qualité de ces cinquièmes rencontres transfrontalières à la participation financière de nos partenaires institutionnels (ville de Bordeaux,  Région, Département, Métropole, I.E.P. Bordeaux) et associatifs (MER 47, Memoria Andando, MHRE 89, Peña de Coutras, RAHMI, Terre de mémoire(s) et de lutte), à nos généreux donateurs et aux représentants des associations françaises et  espagnoles. Plus de 350 personnes ont assisté aux conférences-débats qui se sont tenues pendant  ces journées.

José Garcia et Emmanuel Dorronsoro, respectivement Présidents d’Ay Carmela et de Caminar, ouvraient les Rencontres en présence de Mme Michelle Delaunay, députée de la 2e Circonscription de la Gironde, de M. François Hubert, Directeur du Musée d’Aquitaine, de Mme Danielle Rosin, Vice-Présidente de la Ligue des Droits de l’Homme de la Gironde et de M. Manuel Dias, Président du RAHMI.

Ouverture officielle des rencontres par Emmanuel Dorronsoro, président de Caminar

Après les conférences de l’après-midi, l’ensemble des participants étaient conviés par la Municipalité de Bordeaux à une réception dans les salons d’honneur de la mairie et reçus par M. Philippe Fraile Martin, Conseiller municipal délégué de la ville de Bordeaux.

Ouverture des Rencontres transfrontalières de Bordeaux

Le Président de Caminar rappelait dans son intervention que les représentants des associations mémorielles espagnoles et françaises présentes à Bordeaux n’exigeaient que le respect  du droit international. En effet, le rapport des experts du groupe de travail sur les disparitions forcées du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU formulait un certain nombre d’exigences parmi lesquelles :
* le respect des obligations internationales de l’Etat espagnol en matière de Droits de l’Homme,
* l’établissement d’un plan national de recherche des personnes disparues,
* la ratification de la convention internationale sur l’imprescriptibilité  des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

Author: caminar

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