{"id":3974,"date":"2015-05-29T07:20:47","date_gmt":"2015-05-29T06:20:47","guid":{"rendered":"https:\/\/coordination-caminar.org\/blg\/?p=3974"},"modified":"2022-12-12T10:37:18","modified_gmt":"2022-12-12T09:37:18","slug":"journees-caminar-2014-olga-alcega-affna","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/coordination-caminar.org\/blg\/journees-caminar-2014-olga-alcega-affna\/","title":{"rendered":"JOURN\u00c9ES CAMINAR 2014 \u2013 Olga Alcega &#8211; AFFNA"},"content":{"rendered":"<h1 style=\"text-align: left;\"><strong>Introduction de Ma\u00eft\u00e9 Extramiana&nbsp;(M.E.R. PAU)&nbsp;:<br \/>\n<\/strong><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">C\u2019est un grand honneur pour moi de pr\u00e9senter Olga Alcega qui est pr\u00e9sidente de l\u2019association des familles des fusill\u00e9s et disparus de Navarre en 1936 et qui fait un travail extr\u00eamement riche et remarquable, vous le verrez dans sa pr\u00e9sentation. Elle en est la pr\u00e9sidente car elle est aussi \u00ab&nbsp;petite-fille&nbsp;\u00bb, son grand-p\u00e8re a \u00e9t\u00e9 fusill\u00e9 pendant la guerre&nbsp;; elle est donc \u00ab&nbsp;nieta&nbsp;\u00bb et c\u2019est tr\u00e8s touchant pour les gens de ma g\u00e9n\u00e9ration de rencontrer ces \u00ab&nbsp;nietos&nbsp;\u00bb qui jouent aujourd\u2019hui un r\u00f4le extr\u00eamement important. Cette association s\u2019est d\u00e9velopp\u00e9e de fa\u00e7on remarquable et, pour la petite association dans laquelle je suis \u00ab&nbsp;MER&nbsp;\u00bb \u00e0 Pau, quand on voit le travail qui est r\u00e9alis\u00e9 en Espagne dans un contexte particuli\u00e8rement difficile, on peut dire bravo, bravo \u00e0 cette association. Olga va nous pr\u00e9senter tout cela&nbsp;; elle a eu la joie de r\u00e9cup\u00e9rer des traces de son grand-p\u00e8re gr\u00e2ce au travail de l\u2019association.<\/p>\n<p><!--more--><\/p>\n<h1 style=\"text-align: left;\"><strong>R\u00e9sum\u00e9 en fran\u00e7ais de l\u2019intervention de Olga ALCEGA<br \/>\n<\/strong><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">Olga se dit honor\u00e9e d\u2019avoir \u00e9t\u00e9 invit\u00e9e avec son association \u00e0 ces journ\u00e9es de \u00a1Caminar&nbsp;! \u00e0 Toulouse o\u00f9 un grand nombre de r\u00e9publicains espagnols trouv\u00e8rent refuge et durent y faire leur vie. En Espagne, m\u00eame si les choses ont \u00e9volu\u00e9 avec la \u00ab&nbsp;d\u00e9mocratie&nbsp;\u00bb, on continue \u00e0 rechercher des corps. Olga se propose de raconter ce que font les membres de son association, dans quel \u00e9tat d\u2019esprit ils le font, les sentiments qui les animent quand 78 ans apr\u00e8s les faits, beaucoup se demandent encore \u00ab&nbsp;O\u00f9 est mon grand-p\u00e8re&nbsp;?&nbsp;\u00bb. Un des buts de AFFNA36 est de faire comprendre \u00e0 la soci\u00e9t\u00e9 qu\u2019ils ne sont pas des excit\u00e9s qui se r\u00e9unissent tous les lundis pour rouvrir des blessures et qui ne veulent pas tourner la page&nbsp;: on ne peut pas refermer des plaies quand le deuil n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 fait et le deuil ne peut se faire que quand on a retrouv\u00e9 son p\u00e8re, m\u00eame si c\u2019est un squelette, et qu\u2019on l\u2019a enterr\u00e9 \u00e0 l\u2019endroit choisi avec une plaque \u00e0 son nom. La priorit\u00e9 est donc la r\u00e9cup\u00e9ration des restes.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Le deuxi\u00e8me travail est d\u2019effacer du paysage toute trace de la symbolique franquiste. Olga projette une s\u00e9rie de diapositives&nbsp;: il s\u2019agit du g\u00e9n\u00e9ral Mola qui pr\u00e9pare et organise le coup d\u2019\u00e9tat \u00e0 Pamplona, de Queipo de Llano en Andalousie. Elle lit leurs sinistres communiqu\u00e9s de guerre et rappelle que les assassinats commencent d\u00e8s le 18 juillet 36 en Navarre o\u00f9 il n\u2019y eut jamais de front de guerre. Une autre diapo montre le Fort San Cristobal, qui servit de prison \u00e0 beaucoup de Navarrais. Le bilan en Navarre fait \u00e9tat de 3452 personnes assassin\u00e9es mais jusqu\u2019ici aucun coupable n\u2019a \u00e9t\u00e9 traduit en justice et jug\u00e9 pour ces assassinats, insiste Olga. Elle raconte comment les veuves ont d\u00fb continuer \u00e0 vivre apr\u00e8s cela&nbsp;: silence, abn\u00e9gation, travail, solitude. Les orphelins n\u2019ont pour la plupart connu la v\u00e9rit\u00e9 des faits que dans ces derni\u00e8res ann\u00e9es et pour eux, r\u00e9cup\u00e9rer les restes de leurs proches signifie que le traumatisme est enfin r\u00e9solu.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Quand la d\u00e9mocratie est arriv\u00e9e, Jos\u00e9 Maria Jimeno Jurio fut la premi\u00e8re personne qui parcourut la province de village en village pour consulter les registres, encourager les gens \u00e0 se mettre sans crainte \u00e0 la recherche de leurs parents. La plupart du temps, les victimes n\u2019\u00e9taient pas enterr\u00e9es dans leurs villages d\u2019origine mais dans les villages d\u2019\u00e0 c\u00f4t\u00e9. Le 1<sup>er<\/sup> novembre, les familles se rendaient sur les lieux pr\u00e9sum\u00e9s des fosses en hommage. Olga se souvient que son p\u00e8re \u00e9parpillait sur le champ les fleurs du magnifique bouquet qu\u2019il avait apport\u00e9 et disait \u00ab&nbsp;L\u2019une d\u2019entre elles doit bien reposer sur toi, papa&nbsp;!&nbsp;\u00bb avant de partir en pleurant. Un tournant a lieu en 1978 quand ces fils et filles commencent \u00e0 fouiller les fosses, \u00e0 sortir les restes et \u00e0 les emporter dans leurs villages respectifs. Parfois, cela se faisait gr\u00e2ce aux cur\u00e9s qui dans leurs \u00e9glises exhortaient leurs fid\u00e8les (souvent assassins) \u00e0 r\u00e9v\u00e9ler les emplacements. Des panth\u00e9ons sont alors construits, des hommages religieux sont c\u00e9l\u00e9br\u00e9s, des banni\u00e8res r\u00e9publicaines commencent \u00e0 sortir dans la rue, d\u00e9j\u00e0 en 1979&nbsp;! Les gens s\u2019arr\u00eataient devant la porte des maisons des assassins partis du village ce jour-l\u00e0 et criaient \u00ab&nbsp;Assassins&nbsp;!\u00bb<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Mais le coup d\u2019\u00e9tat du 23 f\u00e9vrier 1981 porte un coup d\u2019arr\u00eat \u00e0 cet \u00e9lan et la peur revient; certains s\u2019enfuient ce jour-l\u00e0 se cacher dans les Bardenas, d\u2019autres se procurent des armes. De nouveau, le silence s\u2019abat sur les familles, jusqu\u2019\u00e0 ce que petit \u00e0 petit, la peur dispara\u00eet et les fils et filles, les petits-enfants commencent \u00e0 s\u2019organiser en associations dans tout le pays. En 2003, une d\u00e9claration institutionnelle tr\u00e8s importante est approuv\u00e9e en Navarre&nbsp;: elle d\u00e9crit tr\u00e8s bien ce qui s\u2019est pass\u00e9 et les appuis que doivent recevoir les familles. Le parti de droite UPN s\u2019abstient de la voter car cette d\u00e9claration met en cause l\u2019Eglise en d\u00e9crivant le r\u00f4le capital qu\u2019elle a jou\u00e9 dans la r\u00e9ussite du coup d\u2019\u00e9tat en Navarre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A partir de l\u00e0, les fosses vont \u00eatre ouvertes avec l\u2019aide d\u2019une \u00e9quipe technique de la Soci\u00e9t\u00e9 des Sciences Aranzadi et son repr\u00e9sentant Paco Etxeberria. Olga raconte alors de fa\u00e7on tr\u00e8s \u00e9mouvante et par le menu, sa lutte \u00e9prouvante pour retrouver, identifier et r\u00e9cup\u00e9rer les restes de son grand-p\u00e8re. Avec cette \u00e9tonnante anecdote&nbsp;: au fond de sa m\u00e9moire, une phrase est rest\u00e9e pr\u00e9sente, une phrase prononc\u00e9e par une femme de son village du haut de son balcon alors qu\u2019elle voit passer la fillette&nbsp;: \u00ab&nbsp;Olguita, tu ressembles beaucoup \u00e0 ton grand-p\u00e8re, il \u00e9tait si beau ce jour-l\u00e0 avec son pantalon bleu-marine et sa chemise blanche les manches retrouss\u00e9es jusqu\u2019aux coudes, et puis la garde civile est arriv\u00e9e, l\u2019a emmen\u00e9, et deux heures apr\u00e8s, il \u00e9tait mort&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Olga et l\u2019\u00e9quipe Aranzadi vont retrouver un squelette dont les boutons de chemise apparaissent au niveau des coudes et elle en est s\u00fbre, c\u2019est lui&nbsp;! C\u2019est une victoire pour elle comme \u00e7a l\u2019est pour tous ceux qui ont un jour confirmation par l\u2019analyse ADN que c\u2019est bien leur p\u00e8re ou grand-p\u00e8re qui a \u00e9t\u00e9 identifi\u00e9. Tous ces fils, filles, petits-enfants nettoient ces restes avec une douceur extr\u00eame en disant&nbsp;: \u00ab&nbsp;je te donne la caresse qu\u2019on n\u2019a pas pu te donner jadis&nbsp;\u00bb et ils se mettent alors \u00e0 raconter leurs parents et grands-parents et trouvent pour la premi\u00e8re fois une reconnaissance et une \u00e9coute attentive et bienveillante. Olga insiste sur l\u2019importance de donner \u00e0 voir \u00e0 tous et aux jeunes en particulier la r\u00e9alit\u00e9 des choses, par exemple montrer l\u2019orifice de la balle qui les a assassin\u00e9s&nbsp;: \u00ab&nbsp;Non, regardez, ils ne sont pas morts de la grippe&nbsp;!&nbsp;\u00bb. Et puis s\u2019impose la n\u00e9cessit\u00e9 de leur donner une s\u00e9pulture, de proc\u00e9der \u00e0 leur enterrement accompagn\u00e9s de leurs familles en larmes mais fi\u00e8res de pouvoir apposer une plaque avec leurs noms et leurs pr\u00e9noms et surtout la raison de leur mort&nbsp;: ils ont \u00e9t\u00e9 assassin\u00e9s.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">D\u2019autres diapos et d\u2019autres exemples d\u2019actions suivent&nbsp;:<\/p>\n<ul>\n<li style=\"text-align: justify;\">Une photo montre le Parc de la M\u00e9moire de Sartaguda construit avec des aides de l\u2019Etat espagnol, du gouvernement de Navarre, de beaucoup de municipalit\u00e9s de la province ainsi que des dons de particuliers. Le jour de l\u2019inauguration, des trombes d\u2019eau sont tomb\u00e9es sans d\u00e9courager les milliers de participants \u00e0 l\u2019hommage.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">Une autre photo prise un 14 avril illustre l\u2019hommage annuel rendu sur les lieux des ex\u00e9cutions \u00e0 Pamplona aux alentours du ch\u00e2teau.<\/li>\n<li style=\"text-align: justify;\">La loi de M\u00e9moire Historique pr\u00e9voit que le parent d\u2019une victime puisse solliciter un document de r\u00e9paration. L\u2019association a obtenu de pouvoir solliciter ces documents de mani\u00e8re collective et de les faire remettre officiellement lors d\u2019une c\u00e9r\u00e9monie au Parlement de Navarre soit par un ministre, soit par le d\u00e9fenseur du peuple.<\/li>\n<\/ul>\n<p style=\"text-align: justify;\">La photo met en sc\u00e8ne la remise solennelle de ce document, un \u00ab&nbsp;aurresku&nbsp;\u00bb (danse typique basque), un drapeau r\u00e9publicain et le ministre navarrais\u2026 Olga termine son intervention, elle remercie tout le monde et invite l\u2019assembl\u00e9e les 12-13-14 septembre 2014 \u00e0 Pamplona pour les Rencontres Transfrontali\u00e8res dans cette province de Navarre o\u00f9 il y eut tant de mauvaises personnes dit-elle, mais o\u00f9 il y a aussi aujourd\u2019hui beaucoup de belles personnes. Elle est longuement applaudie et le pr\u00e9sident de \u00a1Caminar&nbsp;! Emmanuel Dorronsoro invite alors tous les participants \u00e0 observer \u00ab&nbsp;une minute de silence pour tous les fusill\u00e9s, les assassin\u00e9s, tous les squelettes qui restent encore dans les entrailles de la terre d\u2019Espagne&nbsp;\u00bb.<\/p>\n<h1 style=\"text-align: left;\"><strong>Texte en espagnol de Olga ALCEGA :<br \/>\n<\/strong><\/h1>\n<p style=\"text-align: justify;\">En primer lugar buenos d\u00edas, dar las gracias porque para nosotros es un honor estar con todos vosotros, venir a este lugar que es cuna de aquellos republicanos que tuvieron que exiliarse para poder salvar la vida, que tambi\u00e9n otros lo intentaron y se quedaron por el camino y por una misma causa ayer analiz\u00e1bamos, que es la guerra civil, el levantamiento militar contra el gobierno leg\u00edtimo de la segunda rep\u00fablica; las vivencias han sido muy diferentes: yo s\u00e9 que lo pasasteis muy mal, vuestras familias cruzaron los Pirineos, no tuvo que ser f\u00e1cil, los primeros a\u00f1os tuvo que ser muy doloroso y hasta el d\u00eda de hoy porque aquella tierra, la vuestra, siempre estar\u00e1 ah\u00ed \u00bfno? pero hab\u00e9is tenido que hacer vuestra vida aqu\u00ed.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Para nosotros, tambi\u00e9n han cambiado las cosas, han mejorado, estamos en una \u201cdemocracia\u201d entre comillas, que va avanzando, que esperamos que un d\u00eda sea mucho m\u00e1s madura que lo es al d\u00eda de hoy, pero seguimos buscando cuerpos. Ellos (Joseba, V\u00edctor) os han hablado de la parte t\u00e9cnica, de las leyes; yo os voy a hablar del sentimiento, qu\u00e9 sentimos los familiares, los nietos que es mi caso, cuando despu\u00e9s de 78 a\u00f1os te sigues preguntando \u201c\u00bfD\u00f3nde est\u00e1 mi abuelo?\u201d Y es lo que en la asociaci\u00f3n hacemos todos los lunes, reunirnos; hay los nietos, hijos, que para nosotros es muy importante que ese hijo venga all\u00ed todos los lunes porque nos aporta mucho, porque nos ayuda a entenderles, porque nos ayuda a ayudarles: tenemos que entenderles para poderles ayudar y sobre todo nos ayuda a poder explicar a la sociedad, que nos entienda, que no somos \u201cbichos raros de aquellos que levantan ampollas\u201d, \u201cque no cerramos heridas\u201d; no se pueden cerrar heridas mientras no se cierra el duelo y un duelo se cierra cuando t\u00fa encuentras a tu padre aunque sea un esqueleto y dices lo entierro donde me da la gana y le pongo su nombre y su apellido porque lo ten\u00eda. Esto es, desde la asociaci\u00f3n de familiares adem\u00e1s de toda la simbolog\u00eda franquista que evidentemente queremos quitar, todo aquello, lo prioritario para nosotros porque se nos acaba el tiempo, es recuperar los restos.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><strong><em>(Se proyectan fotos en pantalla a lo largo de la ponencia)<\/em><\/strong><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">No vamos a revivir la historia que ya todos m\u00e1s o menos la conocemos pero sab\u00e9is que se gesta en Navarra; ah\u00ed tenemos al general Mola, el director, el que organiza y prepara el golpe de estado y entre par\u00e9ntesis lo prepara bien porque lo logra, y esto se gesta en Pamplona.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Comienza ese d\u00eda y el primero que muri\u00f3 es Jos\u00e9 Rodr\u00edguez-Medel, guardia civil, que dice que permanece legal a la Segunda Rep\u00fablica y entonces le cuesta la muerte el mismo d\u00eda. Pero no solo eso, muere el comandante de la guardia civil pero dice \u201cAyer a las ocho y cuarto a consecuencia de un accidente desgraciado ocurrido en el cuartel\u201c, pues viene a decir que vaya, que se muri\u00f3 por la gripe, que no paso nada. \u00c9ste es el primer muerto en Pamplona.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">A partir de ah\u00ed, el diario de Navarra, un peri\u00f3dico muy af\u00edn y organizador de este golpe de estado tambi\u00e9n, ya sale al d\u00eda siguiente, lo que declara para el Estado espa\u00f1ol, el manifiesto de guerra y dice as\u00ed: \u201cSe tendr\u00e1 en cuenta que la acci\u00f3n ha de ser en extremo violenta para reducir lo antes posible al enemigo. Ser\u00e1n encarcelados todos los directivos de los partidos pol\u00edticos, sociedades o sindicatos no afectos al movimiento aplic\u00e1ndoles castigos ejemplares a dichos individuos para estrangular los movimientos de rebeld\u00eda o de huelgas. Hay que eliminar sin escr\u00fapulos ni vacilaci\u00f3n a los que no piensan como nosotros. Cualquiera que sea abierta o secretamente defensor del frente popular debe ser fusilado. Hay que sembrar el terror, dejar sensaci\u00f3n de dominio eliminando sin escr\u00fapulos ni vacilaci\u00f3n a todos los que no piensen como nosotros. En este trance de la guerra, yo ya he decidido a la guerra sin cuartel: a los militares que no se hayan sumado a nuestro movimiento, echarlos y quitarles la paga; a los que han hecho armas contra nosotros, contra el ej\u00e9rcito, fusilarlos. Yo veo a mi padre en las filas contrarias y lo fusilo.\u201d<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Queipo de Llano: \u201cEstamos decididos a aplicar la ley con firmeza inexorable: \u00a1Mor\u00f3n, Utrera, Puente Genil, Castro del R\u00edo, id preparando sepulturas! Yo os autorizo a matar como a un perro a cualquiera que se atreva a ejercer coacci\u00f3n ante vosotros; que si lo hicieseis as\u00ed, quedar\u00edais exentos de toda responsabilidad. \u00bfQu\u00e9 har\u00e9? Pues imponer un dur\u00edsimo castigo para callar a esos idiotas cong\u00e9neres de Aza\u00f1a. Por ello faculto a todos los ciudadanos a que, cuando se a tropiecen con uno de esos sujetos, lo callen de un tiro. O me lo traigan a m\u00ed, que yo se lo pegar\u00e9.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Nuestros valientes legionarios y regulares han ense\u00f1ado a los rojos lo que es ser un hombre. De paso, tambi\u00e9n a las mujeres de los rojos que ahora por fin han conocido hombres de verdad y no castrados milicianos. Dar patadas y berrear no las salvar\u00e1.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ya conocer\u00e1n mi sistema: por cada uno de orden que caiga, yo matar\u00e9 a diez extremistas por lo menos, y a los dirigentes que huyan, no creer\u00e1n que se librar\u00e1n con ello: les sacar\u00e9 de debajo de la tierra si hace falta, y si est\u00e1n muertos los volver\u00e9 a matar. Hay que borrar del diccionario las palabras perd\u00f3n y amnist\u00eda.\u201d<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Dur\u00edsimo\u2026 pero lo hicieron y todo esto no se qued\u00f3 en un papel sino que fue una realidad; porque se puede decir unas barbaridades y que no se lleven a cabo pero es que se llevaron a cabo, esto y mucho m\u00e1s. En Pamplona, comienzan los asesinatos, asesinatos de gente civil, digo asesinatos porque en Navarra no hubo frente de guerra en ning\u00fan momento. Era gente que estaba en sus casas y ven\u00eda el franquista del pueblo, la guardia civil o el requet\u00e9, los levantaba de la cama, porque normalmente eran en las madrugadas y se ten\u00edan que marchar. Algunos pasaban unas horas por las c\u00e1rceles, otros directamente al pared\u00f3n y as\u00ed fueron desapareciendo.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ah\u00ed tenemos la imagen del fuerte que se construy\u00f3 con unos fines de defensa militares pero que su utilizaci\u00f3n no ha sido otra que una c\u00e1rcel, que adem\u00e1s de que de all\u00ed sacaron a much\u00edsima gente para asesinar, los que sobrevivieron mor\u00edan por las condiciones en las que viv\u00edan en esta c\u00e1rcel. Por lo tanto, todav\u00eda m\u00e1s cruel si cabe, la muerte, porque estaban muy enfermos ya que dorm\u00edan sobre agua.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En Navarra se mataron a 3452 personas, y digo esto, se asesinaron, porque no hubo frente de guerra en ning\u00fan momento, son asesinatos puros y duros y al d\u00eda de hoy la justicia como bien sab\u00e9is, no ha hecho nada por declarar unos culpables y seguimos all\u00ed.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Las viudas y hu\u00e9rfanas tuvieron que vivir en silencio y sobre todo en las poblaciones; en Navarra, excepto la gran ciudad como es Pamplona que tiene unos dos cientos mil habitantes, lo dem\u00e1s son poblaciones muy peque\u00f1as. \u00bfDe qu\u00e9 forma lo hicieron las viudas? Intentando que los hijos supiesen convivir, ocult\u00e1ndoles mucha de la verdad, porque ya la traba que ten\u00edan, ten\u00edan que vivir sin la ayuda del marido, sin la figura paterna, sin comida, la viuda ten\u00eda que buscarse la vida, incluso trabajando en la casa del presunto asesino de su marido, pero ten\u00eda que sacar a sus hijos adelante; de esa manera para hacerlo m\u00e1s f\u00e1cil, las viudas callaron y callaron y callaron y los hijos han conocido mucho de la verdad en los \u00faltimos tiempos, los que han tenido vida, otros se marcharon sin saber una gran parte.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Y \u00e9sta es la sociedad navarra. Por ejemplo pondremos el caso de Maravillas Lamberto; su hermana, el d\u00eda de hoy, nos acompa\u00f1a todos los lunes, somos su familia, yo as\u00ed le considero: no tiene a nadie pero nos tiene a nosotros: le mataron a su hermana porque a primera hora, fueron a buscar a su padre en la madrugada y la ni\u00f1a dijo \u201c\u00bfporqu\u00e9 os llev\u00e1is a mi padre?\u201d, se puso pesada, \u201cno os lo llev\u00e9is\u201d, y qu\u00e9 hicieron ellos, pues llevarse a la ni\u00f1a tambi\u00e9n. Se la llevaron al ayuntamiento, parece ser que fue violada, no por uno sino por varios, y en la madrugada, los llevaron a asesinar. Asesinaron primero a la hija luego al padre, la hija la dejaron al descubierto; pasados unos d\u00edas, el olor, el fuerte olor, un agricultor se acerc\u00f3 y estaba ah\u00ed la ni\u00f1a. Ya no se pod\u00eda a penas coger, decidi\u00f3 quemarla. Al d\u00eda de hoy, ni sus restos porque se quemaron, ni los de su padre, se han encontrado y Josefina sigue luchando por encontrarlos.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Es muy importante recuperar los restos, es cerrar un trauma.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Los asesinos falangistas y requet\u00e9s ocuparon todo como pod\u00e9is comprobar, \u00e9sta es la Plaza del Castillo, dentro de Pamplona, el parque; aqu\u00ed veis al jefe de estado Francisco Franco en Pamplona, paseando. Fue muy dura la dictadura, muy dura por lo que os he dicho, por lo que les toc\u00f3 vivir en silencio.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Lleg\u00f3 aquello que comenzaba con la democracia y \u00e9sta fue la persona pionera que empez\u00f3 a mover y a recoger testimonios: Jos\u00e9 Mar\u00eda Jimeno Jur\u00edo. \u00c9l empez\u00f3 a ir pueblo a pueblo, a buscar en registros, a buscar personas que le ayudasen a entender qu\u00e9 pas\u00f3, a saber qui\u00e9nes hab\u00edan muerto en estas circunstancias y comenz\u00f3 a hacer unos listados, a organizar en los pueblos a que tuviesen ese sentimiento que \u201cno pasaba nada\u201d, que empezasen a buscar a sus padres. Y viniendo de una figura de una persona muy indebida pues se produc\u00edan ya grupos de hijos que se iban juntando, que adem\u00e1s estaban en una edad muy buena y comienzan a buscar a sus padres: porque adem\u00e1s esto se produce que normalmente, no los dejaban en su lugar de origen, siempre los ejecutaban en el pueblo m\u00e1s cercano o en el siguiente pero casi nunca en el lugar donde habitaban. Siempre los sacaron fuera porque era una forma de crear un mayor dolor. Si ya te lo matamos pues adem\u00e1s no vas a saber donde est\u00e1; todav\u00eda m\u00e1s dureza, o sea eran crueles hasta decir basta.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Algunos sitios conoc\u00edan y se trasladaban el uno de noviembre -en Espa\u00f1a siempre se ha ido a hacerles esa visita a los difuntos- a las cunetas, a las bardenas, que conocer\u00e9is un lugar que est\u00e1 sembrado de cuerpos; qui\u00e9n sabia donde estaba, all\u00ed se acercaba con sus flores; yo siempre recuerdo a mi padre, que iba con \u00e9l desde ni\u00f1a a la fosa com\u00fan donde estaba mi abuelo y llevaba un ramo de flores precioso. No entend\u00eda de peque\u00f1a cuando se pon\u00eda en medio de aquella campa que era la fosa com\u00fan , se pon\u00eda en medio y de pronto, un ramo precioso, lo empezaba a romper y empezaba a tirar por aqu\u00ed por all\u00e1, por aqu\u00ed por all\u00e1 y terminaba diciendo \u201cAlguna estar\u00e1 sobre ti, padre\u201d y se iba llorando. \u00bfMayor crueldad que esa: no dejarnos saber donde est\u00e1n nuestros muertos ?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Y en el 78, estos hijos se deciden y dicen \u201c\u00a1A buscarlos!\u201d y empiezan a sacarlos. Yo recuerdo que el cura de mi pueblo que era una excepci\u00f3n, en misa, que adem\u00e1s normalmente los asesinos son los que iban m\u00e1s a misa, les dec\u00eda \u201cPor favor, decirnos d\u00f3nde est\u00e1n. En secreto de confesi\u00f3n, bajo an\u00f3nimo, como vosotros quer\u00e1is, pero dec\u00edrnoslo\u201d y algunos lo dijeron. Y as\u00ed se sacaron a todos los del pueblo de las bardenas, de poblaciones cercanas y esto, pueblo a pueblo en casi todos los pueblos de la rivera de Navarra, de todos aquellos que se pudo localizar.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">No se hac\u00eda con t\u00e9cnicos como lo hacemos hoy pero hab\u00eda un inter\u00e9s y una fuerza de esos hijos. Normalmente no estaban mezclados porque eran de poblaciones y entonces, si hab\u00eda diez de un pueblo, los diez de ese pueblo te los llevabas al pueblo de origen; no sabias quien era tu abuelo pero sabias que entre los diez estaba. Les esperaba en cada pueblo un pante\u00f3n. Aqu\u00ed veis c\u00f3mo estaban las cajas; normalmente cada caja, era de un lugar de procedencia; pon\u00edamos en cada caja: Fusti\u00f1ana, Tudela, entonces, cuando llevaban ese ata\u00fad, lo llevaban los familiares que sab\u00edan que su padre hab\u00edan muerto en Tudela; sab\u00edan que uno de ellos era su padre.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Se producen los homenajes, sali\u00f3 la gente a la calle, unas banderas republicanas, que fijaos esto en el 79 o sea era\u2026 Otra gente se met\u00eda en casa con las persianas abajo; tambi\u00e9n cuando pas\u00e1bamos por las puertas de muchos asesinos que se iban ese d\u00eda del pueblo, nos par\u00e1bamos todos y se gritaba \u201c\u00a1Asesinos!\u201d. Fue una fuerza impresionante y adem\u00e1s no estaba organizada como hoy por las asociaciones sino que era la voluntad de unos hijos que se enteraban que esto estaba pasando en un pueblo, pues en el de al lado segu\u00eda y as\u00ed se fue haciendo en muchos pueblos de Navarra.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Estos eran los homenajes que se hac\u00eda, pues hablaban hijos, \u00e9l es hijo: Higinio, que no localiz\u00f3 a su padre y se muri\u00f3 con ese dolor pero logramos que supiese donde hab\u00eda estado. A este se\u00f1or le dicen \u201cEst\u00e1 en la tapia del cementerio de Tafalla\u201d y fuimos a buscarle, fuimos con un equipo t\u00e9cnico porque fuimos hace cosa de cinco a\u00f1os, y despu\u00e9s investigando y investigando, en el libro que por fin nos quieren dar del registro del cementerio, que antes no nos lo hab\u00edan querido ense\u00f1ar, sabemos que hab\u00eda estado dentro del cementerio enterrado hasta el 80; y al hijo nadie se lo hab\u00eda dicho, porque \u00e9l hubiese ido all\u00ed a saber y se hubiese ido al otro mundo sabiendo \u201cyo he podido acompa\u00f1ar a mi padre un d\u00eda\u201d.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">As\u00ed se van produciendo los homenajes, en aquella \u00e9poca se hac\u00edan religiosos todav\u00eda porque todav\u00eda hoy en d\u00eda la religi\u00f3n tiene fuerza pero no aquella, en los a\u00f1os que la cultura estaba muy relacionada con la iglesia aun; entonces un entierro digno ten\u00eda que pasar por la iglesia pero s\u00ed que hubo muchos curas que apoyaron.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Llega el golpe de estado, y aquella fuerza que sali\u00f3 de tantas casas que hab\u00edan estado con la puerta cerrada y que no se hablaba nunca de ese tema de no ser que hubiese mucho ruido en la casa y dici\u00e9ndote \u201cde esto no se habla en la calle\u201d, se volvi\u00f3 a cerrar la puerta, volvi\u00f3 el miedo; yo lo viv\u00ed en mi casa como mucha gente: \u201cSi no hubieseis hablado tanto\u201d,\u201d Ma\u00f1ana vendr\u00e1n a buscaros a vosotros\u201d mi madre nos dec\u00eda a mi padre y a m\u00ed. Esa noche no dormimos, en mi casa nadie pero en las casas de mis vecinos tampoco; pero es que en mi pueblo muchos se fueron al cuartel de la guardia civil a por armas y otros muchos se fueron a dormir a las bardenas por si acaso iban a buscarles, que no les encontraran. Y esto ocurri\u00f3 en much\u00edsimos pueblos de Navarra.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Ah\u00ed se produce un silencio, tambi\u00e9n nos pilla a muchos nietos, yo lo digo bajo mi experiencia, que tienes una familia, que tienes que sacar a unos hijos que aun son peque\u00f1os adelante y todo coincide a partir de esta \u00e9poca. Luego esos hijos y esos nietos ya se han hecho mayores, se les ha ido el miedo y los hijos volvemos a coger fuerza, y comienza a organizarse por asociaciones en todo el Estado y en Navarra tambi\u00e9n.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">En el 2003, se produce un hecho hist\u00f3rico en el Estado tambi\u00e9n porque fue pionero: hay una declaraci\u00f3n institucional que no vamos a leer todo el texto pero os lo podemos pasar, que describe muy bien todo lo que sucedi\u00f3, los apoyos que han de recibir los familiares, y esto se vota en una instituci\u00f3n que es el primer sitio donde se vota en todo el Estado. El partido UPN que es la parte derecha de Navarra se abstiene dice, porque implicamos a la iglesia; porque la iglesia tuvo un papel muy importante en Navarra, un papel de estar de acuerdo con lo que estaban haciendo los asesinos y tambi\u00e9n directamente asesinando, porque lo sabemos. Hay muchos curas que llevaban en su sotana un arma; y eso, le pese a quien le pese, lo debemos de decir alto y claro, como tambi\u00e9n otros sacerdotes ayudaron, pero tambi\u00e9n hubo quien fue asesino y eso no hay que ocultarlo. Es por lo que UPN no quiso apoyar este manifiesto pero sali\u00f3 igualmente con el apoyo del resto de los grupos de izquierda. Es un texto bastante largo como pod\u00e9is comprobar, pero fue otro paso, de estos trabajos que vamos haciendo desde entonces como ha dicho Joseba, un trabajo de hormiguitas \u00bfno?<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c9sta es la primera fosa que se abre en Navarra de forma t\u00e9cnica, con un equipo t\u00e9cnico. Hab\u00e9is o\u00eddo hablar de Paco Etxeberr\u00eda de la Sociedad de Ciencias Aranzadi, pues es la primera fosa que se abri\u00f3 en Navarra con este equipo y \u00e9ste es un grupo de personas. Paco suele hacer, cuando se sacan los restos, la posici\u00f3n en los que los tiraron para que veamos no solamente sus huesos sino que nos transformemos, vayamos hacia tras y veamos la situaci\u00f3n, lo duro que tuvo que ser y c\u00f3mo quedaron.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Aqu\u00ed llegamos a la primera piedra, la primera piedra de nuestro Parque de la Memoria, que es un parque que se construy\u00f3 con muchas ayudas del Estado espa\u00f1ol , del gobierno de Navarra, de much\u00edsimos ayuntamientos navarros, de donativos individuales de muchos ciudadanos y que es un gran parque, hay grandes esculturas, y sobre todo hay un gran muro en el cual est\u00e1n todos los nombres de todos los asesinados .Para nosotros el ir al parque supone el recordarles, el que sean recordados, y que quede para la sociedad para un futuro un lugar de buscar la historia, de que la gente joven entienda y recuerde aquellas v\u00edctimas y que queden ah\u00ed para siempre. Es la primera piedra.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Esto es el d\u00eda del homenaje, nos llovi\u00f3 mares, muchos dec\u00edan \u201cEsto son las lagrimas de los de arriba\u201d. Yo dec\u00eda \u201cEsto, han ido muchos a poner velas, como creen, para que llueva mucho\u201d.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">De todo pas\u00f3; pero la verdad es que, no nos acompa\u00f1\u00f3 el d\u00eda pero ya veis la cantidad de miles de personas que all\u00ed est\u00e1bamos; fue impresionante, es un d\u00eda para nunca olvidar.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Esta escultura es el abrazo, aqu\u00ed no se ve muy bien, de tres personas, y esto es una fosa com\u00fan en Urzante y el equipo t\u00e9cnico como siempre trabajando. \u00c9l es Paco Etxeberr\u00eda explicando, ella es Olimpia, le mataron a su padre y a su abuelo, alcalde de Castej\u00f3n; no ha recuperado ninguno de los dos.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">\u00c9sta es la fosa en la que estaba mi abuelo; esto es <em>Magall\u00f3n, provincia de Zaragoza pero muy cerquita del sur de Navarra, y mi abuelo, que viv\u00eda a caballo entre Tudela y una poblaci\u00f3n al lado de Magall\u00f3n, pues ah\u00ed le pillaron, y ah\u00ed estaba, uno de ellos: 79 hombres y 2 mujeres. <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00c9l es mi abuelo, yo les voy a decir qui\u00e9n es mi abuelo: os presento a mi abuelo\u2026 <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Para m\u00ed es un honor, ser hija de quien soy y nieta de quien soy (aplausos). <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Mi padre hace quince a\u00f1os que se march\u00f3. En el 78, empec\u00e9 con \u00e9l a buscar cunetas, a buscar por todos los sitios, con esos grupos que vieron, con el cura de mi pueblo, y en Magall\u00f3n, a ser una cosa tan grande, y al haber de muchos municipios, no se pod\u00eda abrir porque dec\u00edamos \u201cNo te vas a llevar, t\u00fa cinco, aquel cuatro, un reparto\u201d se decidi\u00f3 que esa fosa en el 78 no se abr\u00eda, se hizo un peque\u00f1o monolito y as\u00ed. <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Pero ya cuando mi padre muri\u00f3, y ya empezamos con los equipos t\u00e9cnicos a trabajar, dije \u201cYo voy a luchar por saber si est\u00e1 mi abuelo realmente ah\u00ed\u201d; me encontr\u00e9 con much\u00edsimas dificultades, primera la del alcalde \u201c\u00bfQu\u00e9 viene aqu\u00ed la terrorista a montarme algo que yo estoy muy tranquilo, en este pueblo no se habla de estas cosas y a que viene aqu\u00ed \u00e9sta, de Navarra adem\u00e1s, qu\u00e9 ha de venir aqu\u00ed a decir nada? No no no, esto est\u00e1 muy bien como est\u00e1\u201d y me quiere prohibir la entrada al cementerio o sea que yo, como no voy rompiendo nada, no me la pueden prohibir. Intento hacer todas las cosas como siempre legalmente y por fin consigo, despu\u00e9s de una investigaci\u00f3n muy larga de 4 a\u00f1os, entrar en ese cementerio con una pala y un equipo t\u00e9cnico. Duraron los trabajos 3 meses, y all\u00ed, es que es horrible pero a la vez es tan bonito: es tanta alegr\u00eda la que sentimos y tanta tristeza. <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Primero el momento cuando empiezas con la pala y aparece un hueso y dices \u201cDios m\u00edo\u201d, todos gritamos \u201cya est\u00e1n, ya est\u00e1n, ya los hemos encontrado\u201d, porque otras veces no los encontramos; o sea son unos momentos de much\u00edsima alegr\u00eda. Luego cuando ya pasan las horas y estas limpi\u00e1ndoles con ese cuidado que les limpiamos, pues te trasladas y dices \u201cTe estoy dando la caricia que no te pudieron dar\u201d. Empiezas a pensar y a vivir aquellos duros momentos que eran sus vidas, porqu\u00e9 est\u00e1n all\u00ed o sea se producen muchas sensaciones \u00bfno? Y adem\u00e1s de esto, empiezan a venir los familiares y te empiezan a contar \u201cEs que mi padre era esto, mi padre era un trabajador, mi padre era muy culto\u201d porque todos adem\u00e1s, como no hab\u00eda televisiones, todos sab\u00edan m\u00fasica, todos sab\u00edan cantar, empiezas a conocer vidas y vidas y vidas, que llevo en la mochila, yo y todos mis compa\u00f1eros que estamos en esto. Pero que adem\u00e1s, es tan importante escucharles porque no lo han hablado nunca, ni se han abierto a contarlo. Entonces, es una sensaci\u00f3n de gratitud hacia ellos, el que te lo cuenten, y de darles ese abrazo porque ellos se sienten entendidos y que es la primera vez que alguien les escucha y les entiende.<br \/>\n<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Pues hay una cronolog\u00eda; cuando yo ten\u00eda 4 o 5 a\u00f1os, fui a este pueblo a pasar el verano con mi abuela materna y mi abuelo, y un d\u00eda fui a buscar agua, porque no hab\u00eda agua corriente y me fui con una cantimplora peque\u00f1a, y me dijo una se\u00f1ora que se asom\u00f3 al balc\u00f3n: \u201cOlguita eres igual que tu abuelo\u201d. Yo dije \u201cEsta mujer \u00bfqu\u00e9 dice? toda vestida de negro con un pa\u00f1uelo ah\u00ed y tal\u201d. No entend\u00eda pero algo se me qued\u00f3 porque lo he sabido toda mi vida, y adem\u00e1s incluso dud\u00e9 \u201c\u00bfMe lo habr\u00e9 inventado?\u201d <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Pero luego la vida me dio la raz\u00f3n, al encontrar a mi abuelo, lo entend\u00ed; esta mujer me dijo: \u201cEstaba tu abuelo tan guapo con su pantal\u00f3n azul marino y su camisa blanca arremangada hasta el codo, y vino la guardia civil y se lo llev\u00f3 y a las dos horas ya estaba muerto.\u201d<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Seguramente lo contar\u00eda en casa y nadie m\u00e1s me habl\u00f3 de aquel tema porque dir\u00edan a esta se\u00f1ora \u201cPero \u00bfqu\u00e9 hace usted dici\u00e9ndole esto a mi nieta?\u201d Y nunca m\u00e1s me habl\u00f3. <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Luego cuando vas escuchando Radio Pirenaica, \u201cT\u00fa no entres aqu\u00ed, esto no se cuenta, esto no se puede decir en ning\u00fan sitio\u201d, vas absorbiendo, absorbiendo y dices de aquello de que no te permiten hablar pues t\u00fa mayor inter\u00e9s muestras, \u00bfno? <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Los d\u00edas que est\u00e1bamos ah\u00ed, yo dec\u00eda: mi abuelo seg\u00fan la cronolog\u00eda del enterramiento, el anterior a mi abuelo muere cinco d\u00edas antes, el posterior siete d\u00edas despu\u00e9s y ese d\u00eda seg\u00fan documentaci\u00f3n de archivo solamente le han matado a \u00e9l, tiene que estar solo, no puede estar uno sobre otro, y aparece un esqueleto que est\u00e1 solo y por cronolog\u00eda tiene que ser \u00e9l, le digo a Paco \u201c\u00c9ste es mi abuelo\u201d y Paco me dice \u201cA ver Olga, todos son tu abuelo\u201d y digo \u201cNo, \u00e9ste es mi abuelo\u201d \u201c\u00bfPorqu\u00e9?\u201d \u201cPorque sus botones de la camisa han salido a la altura del codo. A m\u00ed me cont\u00f3 una se\u00f1ora que mi abuelo estaba muy guapo con su camisa blanca remangada hasta el codo\u201d; \u201cA ver Olga, tranquil\u00edzate\u201d. Pues este esqueleto que ver\u00e9is sus botones, aqu\u00ed, \u00bflo veis? Esto es lo que yo digo que es mi abuelo. <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Todos los esqueletos cuando los sacamos y los metemos en una caja, tienen un c\u00f3digo; \u00e9l es \u201czanja B grupo 3 individuo 7\u201d.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Dos a\u00f1os en la universidad aut\u00f3noma de Madrid, casi dos a\u00f1os les cost\u00f3 identificar a los 81. Recibo una llamada y me dice \u201cOlga, apunta\u201d como recib\u00eda muchas veces, me daban el c\u00f3digo, me daban el nombre y yo hablaba con las familias, \u00bfno? \u201cYa est\u00e1 identificado\u201d. Y me dice \u201cA ver, sorpresas, tranquil\u00edzate\u201d; digo \u201c\u00bfQu\u00e9 pasa, que hay alg\u00fan problema con la identificaci\u00f3n de mi abuelo?\u201d \u201cNo, individuo B,3,7\u201d\u2026 mi abuelo\u2026<br \/>\n<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>\u00bfQu\u00e9 le podr\u00eda llamar a esto?, pues no lo s\u00e9, y aquello que ten\u00eda yo dudas si me lo habr\u00eda inventado, si me lo habr\u00edan contado, porque mi madre dec\u00eda \u201cEsas cosas a m\u00ed nadie me las ha contado\u201d; no s\u00e9 si era para protegerme o tal pues yo me cre\u00e9 dudas y as\u00ed por muchas cosas a lo largo de mi vida. <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Pues igual me enrollado con el tema personal pero lo vivo as\u00ed.<br \/>\n<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Muchas veces nos han querido decir \u201cBueno esto era una guerra, aquello pas\u00f3, han pasado 75 a\u00f1os\u201d. Si no estamos aqu\u00ed ahora y en Espa\u00f1a con lo que estamos haciendo, dentro de 25 mas, se hab\u00edan muerto todos por una gripe de estas aviar que hab\u00eda venido.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>No, si no los sacamos y los vemos y la gente joven los ve, podr\u00e1n decir eso pero cuando los ven, dices no no no, mirad, esto no es una gripe, esto es un orificio de bala y fueron asesinados. <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Por eso es muy importante sacar a la luz, adem\u00e1s por los sentimientos, la cultura de darles un enterramiento, tambi\u00e9n para que la sociedad vea. Yo siempre les digo y en el Parlamento de Navarra lo he dicho en alguna comisi\u00f3n: \u201cNos vais a entender, aquellos que no nos apoy\u00e1is, cuando veng\u00e1is a una exhumaci\u00f3n. Ese d\u00eda vais a entender todo.\u201d&nbsp;&nbsp; <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Esto es el entierro de mi abuelo, como siempre llorando, pero ah\u00ed est\u00e1 su \u00fanica hija que ya ha muerto tambi\u00e9n, pero es la \u00fanica de los cuatro hermanos que ese d\u00eda pudo estar. Y hoy en d\u00eda s\u00e9 quien es mi abuelo, lo tengo enterrado donde yo he querido con su nombre y su apellido y eso es lo que quiero para todos los muertos de Navarra y para todos los del Estado evidentemente. Qu\u00e9 nosotros decidamos d\u00f3nde queremos que est\u00e9n y que donde queremos que est\u00e9n, que ponga su nombre y que ponga sobre todo porqu\u00e9 muri\u00f3. No sacamos nada con que ponga Antonio Alcega L\u00e1zaro; yo quiero que ponga que fue asesinado.<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Adem\u00e1s en este pante\u00f3n, Lucia Socam que estuvo en el acto de homenaje, me permiti\u00f3 poner \u201cTodos los nombres\u201d que para m\u00ed describe todo ese trabajo de b\u00fasqueda y est\u00e1 todo el poema de la canci\u00f3n \u201cTodos los nombres\u201d.<br \/>\n<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Como ver\u00e9is, ya paso de Magall\u00f3n y de mi abuelo, hacemos trabajos, lo hacen los t\u00e9cnicos, nosotros los preparamos, nosotros los investigamos.<br \/>\n<\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>Esto es una sima con veinte metros de profundidad, y cuarenta hasta los extremos; aqu\u00ed lanzaron a tres personas pens\u00e1bamos; los familiares se ponen en contacto, quieren recuperarlos, ya organizamos todo el protocolo de exhumaciones con el gobierno Navarra y todos los permisos, se abre la sima porque es como una pera, esto es como una plaza muy grande, pero arriba, por las justas pasaban. <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>En el cincuenta y tantas, la cerraron para proteger, para que nadie tirase basuras y pusieron un peque\u00f1o monolito los familiares con los tres nombres. Entonces al pedirnos que les sac\u00e1semos, hay un familiar que viene, del padre de uno que fue adem\u00e1s presidente del parlamento de Navarra de UPN, que ya ha muerto, y dice \u201cEs que mi padre no quer\u00eda sacarlo\u201d. Digo \u201cBueno pero nos permitir\u00e1s que saquemos a los otros dos. Como adem\u00e1s hay mucha diferencia de edad, en el sitio Paco va a reconocer, porque hab\u00eda veinte a\u00f1os de diferencia, qui\u00e9nes son los dos y qui\u00e9n es tu abuelo que ten\u00eda veinte a\u00f1os menos. Por lo tanto, le vamos a dejar.\u201d <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\"><em>S\u00ed, nos dio el permiso y aquello, muy bien. Abrimos ese agujero, un s\u00e1bado creo recordar para empezar el lunes que era semana santa del a\u00f1o pasado; baja Paco Extcheberr\u00eda y otro t\u00e9cnico, y se encuentran con que no hay tres, que como m\u00ednimo hay siete. <\/em><\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Claro estaba todo organizado para empezar a trabajar el lunes; otra vez hay que mover todo, ir al gobierno de Navarra y decir \u201cHay siete \u00bfqu\u00e9 hacemos?\u201d Paco hace otro informe t\u00e9cnico y ahora aquello que yo hab\u00eda hablado con ese nieto que le hab\u00eda dicho \u201cle tenemos que dejar, no te preocupes que no lo vamos a tocar\u201d, ahora ya no es posible porque hay unas edades muy igualadas y no vamos a saber qui\u00e9n es. Entonces el chico me dijo \u201cNo hay problema Olga, yo luego siempre y cuando le volv\u00e1is a dejar cuando lo teng\u00e1is identificado a \u00e9l, le volv\u00e9is a dejar en el lugar\u201d, que dudo mucho que luego quiera pero bueno, \u201clos pod\u00e9is sacar a todos, y no quiero obstaculizar al resto de los familiares\u201d.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Bueno, diez, no siete, diez.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Otra cosa que tambi\u00e9n estamos haciendo: dentro de la ley de memoria hist\u00f3rica estatal, hay unos documentos de reparaci\u00f3n; estos documentos los solicita individualmente un familiar, adem\u00e1s de que hay mucha gente que no sabe que tiene ese derecho, y le llega la carta a casa por correo. Pues nuestra asociaci\u00f3n lo que hace es tramitarlo de forma conjunta para que no lo reciban fr\u00edamente en casa por correo sino que lo reciban de forma institucional, y ya hemos hecho dos entregas en el Parlamento de Navarra. Una vez la hizo el ministro J<em>\u00e1<\/em>uregui y este a\u00f1o la ha hecho el defensor del pueblo. Entonces es un acto institucional y todos los familiares cuando lo reciben, se sienten arropados, y es muy bonito.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Veis esto es una imagen entregando este documento y como pod\u00e9is comprobar, en el Parlamento de Navarra, un \u201caurresku\u201d (danza t\u00edpica) y una bandera republicana que no es poco, y por delante, un ministro.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Los homenajes nuestros siempre es el 14 de abril en la vuelta del castillo que por cierto he olvidado comentaros, lugar en la ciudadela donde en los cosos se asesinaba en las madrugadas.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Hay much\u00edsimos datos estad\u00edsticos pero \u00a1ya me he pasado de tiempo !<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Much\u00edsimas gracias y sobre todo, me gustar\u00eda invitaros a la Plaza del Castillo el 12 -13 y 14 de septiembre que vamos a celebrar unas jornadas transfronterizas de todas las asociaciones que quieran participar, del Estado m\u00e1s las francesas. Lo llevamos organizando con Raymond Villalba y van a ser unas jornadas con mucha fuerza tambi\u00e9n. Partir\u00e1n en el Parlamento porque queremos tambi\u00e9n que las instituciones participen y el acto principal de inaugurar ser\u00e1 en el Parlamento. Pasaremos por el Ayuntamiento, porque hay una placa en recuerdo de los concejales asesinados y todos los pamploneses; tambi\u00e9n visitaremos el parque de Sartaguda , el fuerte San Crist\u00f3bal, el interior que eso es alucinante porque vais a ver qu\u00e9 edificio tan espectacular, tan grande y en qu\u00e9 condiciones viv\u00edan los presos, sobre todo vais a ver los grafitis aquellos que escrib\u00edan. Luego va a haber unas ponencias muy interesantes, por lo tanto qued\u00e1is invitados y os haremos llegar el programa en breve ya porque estamos cerr\u00e1ndolo y ser\u00eda un lujo poder recibiros en Pamplona, en esa tierra que igual que hubo mucha mala gente hoy en d\u00eda tambi\u00e9n hay muy buena gente y que nos alegrar\u00e1 un mont\u00f3n que todos est\u00e9is all\u00ed de verdad.<\/p>\n<p style=\"text-align: justify;\">Much\u00edsimas, much\u00edsimas gracias a todos.<\/p>\n<p style=\"text-align: right;\"><strong>Olga ALCEGA<\/strong><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Introduction de Ma\u00eft\u00e9 Extramiana&nbsp;(M.E.R. PAU)&nbsp;: C\u2019est un grand honneur pour moi de pr\u00e9senter Olga Alcega qui est pr\u00e9sidente de l\u2019association des familles des fusill\u00e9s et disparus de Navarre en 1936 et qui fait un travail 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